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Luxembourg
Le Luxembourg est un État membre de l’UE. Son cadre interne de résidence fiscale repose sur le domicile fiscal et le séjour habituel. La résidence fiscale est distincte du séjour migratoire et de la résidence conventionnelle.
Aperçu informatif des règles internes de résidence fiscale et de séjour.
Résidence fiscale
Selon l’article 2 de la loi luxembourgeoise concernant l’impôt sur le revenu (L.I.R.), une personne est résidente luxembourgeoise si elle a un domicile fiscal ou un séjour habituel au Luxembourg.
Les deux critères sont alternatifs : le domicile fiscal ou le séjour habituel suffit à établir la résidence fiscale interne.
L’Administration des contributions directes (ACD) indique aussi que, indépendamment de l’adresse, une personne est en principe considérée comme non-résidente lorsque son centre des intérêts vitaux est hors du Luxembourg. Il s’agit d’une précision pertinente, et non d’un troisième test légal distinct.
- Domicile fiscal : un domicile fiscal existe lorsqu’une personne dispose d’un logement dans des circonstances indiquant qu’elle le maintiendra et l’utilisera.
- Séjour habituel : le séjour habituel est établi lorsqu’une personne séjourne dans des circonstances indiquant que le séjour n’est pas seulement temporaire. La loi prévoit aussi une présomption légale lorsque le séjour est continu pendant plus de six mois.
Décompte des jours
Pour le suivi, les séjours au Luxembourg doivent donc être enregistrés comme des périodes continues de présence, en examinant les départs et retours pour déterminer si une absence interrompt la continuité.
- Domicile fiscal : aucun minimum de jours n’est prescrit. L’appréciation porte sur la disponibilité d’un logement et les circonstances indiquant qu’il est maintenu et utilisé par la personne.
- Séjour habituel : la règle légale de décompte repose sur un séjour continu de plus de six mois. Les absences temporaires de courte durée sont ignorées selon les règles de continuité. Lorsque la condition de six mois est remplie, l’obligation fiscale illimitée qui en résulte s’applique dès le début du séjour pertinent.
Conséquences fiscales
Les résidents fiscaux luxembourgeois sont en principe imposés sur le revenu mondial ; les non-résidents, sur les revenus de source luxembourgeoise. Lorsqu’une personne n’est résidente qu’une partie de l’année, les périodes résidente et non-résidente sont traitées séparément.
Migration / résidence dans l’UE
Les citoyens de l’UE/EEE et suisses bénéficient de la libre circulation. Au-delà de trois mois, un enregistrement ou d’autres formalités peuvent s’appliquer. Les ressortissants de pays tiers ont généralement besoin d’un visa et/ou d’un permis selon le motif et la durée. Obtenir un permis de séjour luxembourgeois n’établit pas à lui seul la résidence fiscale.
Références d'orientation
- Loi concernant l’impôt sur le revenu (L.I.R.), article 2
- Steueranpassungsgesetz (StAnpG), § 13, définition légale du domicile fiscal
- Steueranpassungsgesetz (StAnpG), § 14, définition légale du séjour habituel et règle des six mois
- Administration des contributions directes (ACD), « Résident / non-résident »
- Cadre migratoire luxembourgeois / libre circulation dans l’UE